Les tests à imprimer

Cette page est plutôt destinée à ceux qui débutent dans l’impression 3d avec leur Artillery.

Voici quelques objets utiles à imprimer pour vérifier les réglages de la votre machine. Des objets pour cet usage il y en a de dizaines, souvent redondants. La sélection que je vous propose est la mienne. Pour moi, ce sont les objets les plus utiles si vous débutez l’impression 3d. Le dernier châpitre sur les tests de torture est là pour vous permettre de passer au niveau suivant.

Mais avant tout, un petit mot sur le test probablement le plus célèbre : le benchy… dont je ne parlerai pas 😉 Le test sur lequel tout le monde saute dès la machine déballée. Je n’ose pas imaginer le nombre de fois où il a été téléchargé et imprimé ! Il est sympa et probablement très bien. Moi, je ne l’aime pas trop parce je trouve qu’il ne met pas assez en valeur les problèmes. Chacun ses goûts.

Le cube Artillery

Le premier test à imprimer est le cube fourni sur la clé usb. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il va vous permettre de savoir très vite si votre machine a bien supporté le voyage. Vous en avez deux versions.

Une version gcode

C’est celle-ci qu’il faut imprimer en premier. Elle est paramétrée (vitesse, rétraction etc) spécifiquement pour votre imprimante. Donc, le résultat doit être, sinon parfait, du moins excellent. Et surtout, votre cube doit faire exactement 30x30x20 mm de haut. Si vous n’avez pas ça, vous pouvez tout de suite passer à la case réglage. Il est possible que vos courroies soient distandues, vos roues mal serrées, votre flux mal calibré, etc.

Une version stl

Beaucoup ne s’en servent pas. Je trouve pourtant que c’est la seconde impression à faire, après le gcode tout prêt. Pourquoi ? Et bien parce que, de cette façon vous pourrez comparer le cube ‘idéal’, celui fourni par Artillery que vous venez d’imprimer et ‘votre’ cube. SI vous obtenez un résultat identique avec votre version, c’est que votre trancheur à un bon profil généraliste. Vous avez donc de la chance, bravo ! L’avenir s’annonce radieux 😉

Prenez votre trancheur préféré et créez votre gcode avec. Si vous débutez et que vous n’en connaissez pas, mon conseil est d’utiliser Repetier-Host fourni sur la clé usb Artillery parce qu’il est très facile à utiliser et que son installation vous est expliquée dans la doc Artillery. Si vous voulez tout de suite apprendre à utiliser un trancheur puissant je vous conseille IdeaMaker mais les autres, Cura, PrusaSlicer, etc sont aussi très bien. Chacun a ses avantages. Avec IdeaMaker vous disposer d’un groupe Facebook Amateurs d’IdeaMaker dans lequel vous trouverez beaucoup de possesseurs d’Artillery.

Pour vous éviter de farfouiller des heures dans la bazar de votre bureau (y’a pas de quoi, ça me fait plaisir :), voici les fichiers présents sur la clé usb


La mise à niveau du plateau

Autre test indispensable, et d’autant plus indispensable si vous n’avez pas de BLTouch (ce qui est le cas de la plupart des gens), un stl de mise à niveau du plateau.

Il y en a des dizaines mais pour moi, le plus rapide est celui-ci, en 30×30 pour les X1 et en 20×20 pour les Genius. Je trouve qu’il offre l’avantage de faire des carrés assez larges pour avoir le temps de corriger avec les roues pendant l’impression. Le seul défaut que je lui trouve, mais c’est un problème de réglage de trancheur, je pense, c’est qu’il imprime d’abourd les deux carrés de droite, puis celui du milieu et enfin les carrées de gauche. SI vous pouvez paramétrer votre trancheur pour terminer par le carrédu centre c’est beaucoup mieux.

Quoi qu’il en soit, essayez-le au moins une fois pour vous faire votre opinion.


La tour de température

Autant vous le dire tout de suite, il y en a plein qui n’impriment pas de tour de température ! Par exemple ceux qui utilisent exclusivement du PLA. Avec le PLA, le 210°/60° marche la plupart du temps. En fonction de votre imprimante vous verrez très vite, sans tour, si ce couplé gagnant fonctionne. En revanche pour le PETG, l’ABS et cie, c’est quasi obligatoire.

Et pourtant, une tour de température c’est quand même bien utile. Ma philosophie personnelle, c’est : une tour pour chaque nouveau filament. Mais pas nécessaire si vous en avez déjà testé pour le même duo marque/couleur. Attention, la couleur est importante. J’utilise beaucoup de Sunlu par exemple, et j’ai constaté que les températures optimales variaient suivant la couleur. Les pigments utilisés jouent un rôle dans la température optimale. Donc, changement de couleur = tour de température.

La tour que j’utilise est celle-ci. Elle est permet également de faire un test rapide des surplomb et du stringing. Très utile et évite de faire un test de toruture si tout va bien. J’en ai fait une version un peu modifiée que je vais essayer de mettre en ligne .


Le test de torture

Là, on passe à la taille au-dessus. C’est un test qui vérifier de nombreux paramètres en une seul impression. Comme toujours, il y en a de nombreux modèle. Personnellement j’ai bien celui de Kikstarter et Autodesk. Il date de 2018 mais ça n’enlève rien à ses qualités. Grâce à lui vous pourrez vérifier par exemple le stringing (les cheveux d’ange), les ponts et les surplombs.

Une mise en garde contre ces tests qui font plusieurs choses en même temps. Ils sont très pratiques justement parce qu’en une impression on a un état des lieux. Mais n’utilisez pas que ça !

Prenons un exemple. Vous faites votre impression et vous constatez que tous les paramètres sont bons mais pas le stringing. Comme vous devrez probablement imprimer plusieurs fois avant de trouver le bon réglage, si vous réimprimez tout juste pour le stringing vous allez perdre du temps (beaucoup) et du filament (pas mal aussi). Dans ce cas, faites juste un test de stringing, beaucoup plus court. Comme celui-ci par exemple

Vous pourrez faire vos réglages rapidement. Et une fois que vous serez satisfait vous pourrez réimprimer le test de torture pour vérifier que vus avez corrigé le problème.

Un dernier point. Ce test de torture n’est pas sur Tingiverse mais on le trouve sur GitHub. Pas mal de gens sont désorientés avec les téléchargements ur GitHub. C’est un peu normal puisque c’est une plateforme à l’origine pour les développeurs et l’ergonomie n’a pas été au coeur de leurs préoccupations 🙂 DOnc si vous avez des difficultés pour charger, cliquez sur d’abord su Code puis sur Download ZIP.

Une fois téléchargé vous trouverez plusieurs répertoires dont un intitulé FDM-protocol. C’est celui qui va vous servir pour votre Artillery. A l’intérieur, vous trouverez un fichier nommé readme.md. Je crois que ça s’ouvre directement sous Windows. Sinon, c’est un simple fichier texte éditable avec n’importe quel éditeur de texte. En l’ouvrant vous comprendrez pourquoi je disais qu’on passait à la taille au-dessus !


Il existe également un autre test de torture assez répandu, le Mini All In One 3D printer test et son petit frère plus léger (je vous disais bien que c’était le problème de ces tests) le Micro All In One 3D printer test qu’on trouve sut Thingiverse. A vous de choisir.

Mini All in one
Micro All in one